• Bonjour à tous !

    Je ne sais pas si certains d'entre vous ont encore accès à ce blog, via un flux RSS par exemple... Mais j'ai migré hier, sur une autre plateforme ! Venez nous y rejoindre, c'est par là: www.mon-nid.net !!!


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  • J’ai hésité un peu, me demandant si c’était le bon moment pour vous en parler…

    J’ai hésité, et puis avec le printemps qui fait (enfin) fleurir les arbres, j’ai décidé que oui…

    J’y pensais de temps en temps, en regardant les autres… Et puis de plus en plus. Et pour finir, ce deuil non fait ne m’a plus lâché.

    Je ne pouvais m’empêcher d’y penser régulièrement.

    L’Homme, lui, n’avait pas la même réaction. Et je ne cherchais peut-être pas à être vraiment convaincante… Du moins au début…

    En tous cas, lorsque Coquillette a commencé à évoquer le sujet, de manière insidieuse, nous en avons vraiment discuté, l’Homme et moi.

    Mais le temps passait. Et nous n’arrivions pas à nous mettre vraiment d’accord.

    En même temps, c’est un choix important.

    Pendant ce temps, Coquillette revenait régulièrement à la charge : pourquoi pas ? Ce serait bien… Oui, j’ai déjà deux petits-frères, mais ce n’est pas pareil…

    L’Homme, plus terre à terre que moi a évoqué les problèmes matériels.

    Mais est-ce vraiment un gros problème ???

    Ceci dit, petit à petit, je sentais l’Homme qui doucement fléchissait…

    Et voilà.

    J’ai attendu un peu avant de l’annoncer ici,

    Mais c’est avec bonheur que je peux enfin me dévoiler…

    Le nid s’agrandit !!!

    L’Homme a finalement craqué. A un moment où on ne s’y attendait pas : à la fête foraine ! Il m’a regardé, et il a dit « oui »…

    Alors, à Coquillette qui venait de nous en parler de nouveau, nous avons dit, avec émotion : « oui ».

    A la pêche aux canards, elle a enfin pu craquer et choisir un petit poisson rouge comme gain. Hérisson aussi.

    Alors nous sommes allés acheter un aquarium, de la nourriture, une éprouvette… et nous y avons installé nos deux nouveaux amis !

    J’ai le plaisir de vous présenter Violette (le poisson de Coquillette), et Minou (celui d’Hérisson) !

    L’adaptation se fait bien, et Coquillette a même constaté ce soir : « Ca y est, ils se sentent chez eux ! Ils n’ont plus leurs petits yeux peureux ! »

     

    Alors s’ils n’ont plus leurs petits yeux peureux…


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  • Les oisillons envoyés en vacances chez papy et mamie, la semaine nous appartenait, à l’Homme et à moi ! Une semaine en amoureux, sans enfants… Une semaine ponctuée de petits restos, de cinéma ou de théâtre… Une semaine à deux, une semaine à nous…

    Enfin presque…

    L’Homme n’était pas en vacances… Mais qu’à cela ne tienne, nous avions nos soirées pour profiter !!! Cinés, restos, sorties, etc. Le cocktail des amoureux seuls au monde !

    Et moi, qui du coup était vraiment en vacances, je m’étais prévue un stage de modelage sur Paris en journée. Oui, madame ! Ca faisait un petit moment que j’avais envie de patouiller la terre, et je m’étais donc inscrite sur un coup de tête…

    Tout était donc prévu, tout s’annonçait bien.

    C’était sans compter la mouise…

    Oui, tu sais, celle qui s’accroche, qui s’incruste, et qui fout tout par terre ? Oui, tu vois ? Celle-là…

    Ca a commencé par une petite bricole au boulot de l’Homme. Un petit machin mal fixé qui s’est détaché et s’est coincé dans sa machine… Et les journées de travail de l’Homme se sont étirées, étirées, étirées… Départ très tôt le matin (donc pas possible de se coucher trop tard), sortie du boulot tard le soir (là, tu calcules déjà que la soirée va être très courte…), et soirée avec portable professionnel de sortie, coups de fils en continu et esprit complètement tourné vers une solution d’extraction de la petite pièce coincée dans la grosse machine…

    Youpi…

    Par-dessus tout ça, tu rajoutes une épaisse couche de neige. Une neige qui tombe du ciel en continu. Tu visualises ? Oui, c’est ça… Une neige qui se dépose en manteau épais sur la chaussée (oui, j’enjolive… ce n’était pas si épais que ça, par chez nous, mais ça a suffit pour mettre tous les transports en commun par terre… Voilà voilà voilà…).

    Donc la météo. Qui coince les transports en commun. Qui menace de me bloquer à la maison loin, bien loin de mon stage de modelage… Et c’est donc contre vents et marées, me transformant en sardine dans les quelques RER qui daignaient circuler, avec arrêts à tous les stands, que je me suis rendue, bon gré mal gré à mon stage, arrivant avec une bonne demi-heure de retard à chaque fois…

    Youpi bis…

    Mais la mouise n’avait pas dit son dernier mot ! Pour parachever notre semaine, la petite pièce dans la grosse machine était tellement coincée, que l’Homme a dû partir à l’autre bout de la France pour trouver une solution de dépannage sur place… Pour plusieurs jours… Jusqu’à ce qu’il y soit arrivé… Adieu soirées, adieu cinés, adieu restos…

    Dans ma maisonnette vide et silencieuse, rangée et propre, j’ai profité de ma fin de semaine en amoureux pour aller me coucher avec les poules, après avoir comaté en gros pyjama à pilou sur mon canapé ! C’est-y pas la fête, ça ?


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  • Je suis allée dernièrement visiter une exposition d’art avec les oisillons. Le vent soufflait tranquillement, l’air était calme, rien ne laissait présager la tempête…

    L’exposition, je ne comptais pas y rester longtemps. Juste le temps de faire un petit tour, pour voir. Initier les enfants à l’art, leur montrer différentes sortes d’œuvres : peintures, dessins, moulages, sculptures, photos, etc. L’exposition était très variée.

    Je connais mes oisillons, ils savent comment se comporter dans ce cas-là, donc je ne leur ai rappelé aucune règle de conduite. Est-ce là mon tort ? Je ne sais pas…

    Toujours est-il que nous sommes arrivés en même temps qu’une autre famille, une maman avec ses deux enfants. Et que dès l’arrivée dans le local de l’exposition, les choses ont pris une tournure gênante… La brise a commencé à se lever et à soulever les cheveux, caressant les visages.

    A peine entrés dans les lieux, donc, les deux garçons de l’autre famille ont été pris d’une subite envie d’aller voir l’autre salle, là, maintenant, tout de suite. Ni une, ni deux, alors que la dame et moi saluions en entrant les personnes qui surveillaient la première salle de l’exposition, ses deux loulous ont couru entre les sculptures pour atteindre la salle du fond. Mes oisillons à moi m’ont jeté un bref coup d’œil avant de slalomer à leur tour pour rejoindre ces petits inconnus…

    Forcément, nous avons poussé un petit sprint, nous aussi, pour retrouver les quatre compères contemplant sagement les tableaux de la deuxième salle. Le vent semblait s’être calmé, les enfants ne touchaient rien, et je n’ai donc rien dit. Est-ce là, ma grossière erreur ? En tous cas, l’autre dame n’a rien dit non plus…

    Et c’est alors que le vent a commencé à me siffler aux oreilles. Les chapeaux devaient être rajustés sur les têtes car menaçaient de se laisser emporter…

    Le plus petit des deux garçons a découvert une chaise brodée intégralement au fil d’or. Une œuvre de l’exposition. Il s’en est approché, un peu, beaucoup, a levé la jambe pour grimper dessus… « Non ! Tu n’as pas le droit !!! ». Je suis intervenue… Mon cœur commençait à battre la chamade.

    De dépit, et puis parce que sa maman a lui n’avait rien vu, rien dit, le petit loulou est parti s’enfermer dans les toilettes. Après un zigzagage en règle entre les œuvres, bien entendu. Pendant ce temps, son grand frère a avisé un piano, qui trainait là. Un beau piano. A queue. Il a soulevé le battant, et a fait résonner les notes des plus graves au plus aiguës, dans les salles de l’exposition. Je suis restée pétrifiée. La dame s’est approchée, et a recommandé à son fils de « faire doucement »… Le plus jeune, en entendant le son, est sorti des toilettes, a slalomé à toute allure entre les œuvres, et a rejoint son frère pour taper à son tour sur le clavier. Magnifique cacophonie ! Je priais intérieurement pour que les surveillants de l’exposition arrivent au pas de charge et arrêtent le massacre, mais non…

    Heureusement, mes oisillons à moi ont juste regardé, fascinés, tentés, frémissant d’envie… Mais leur bonne éducation (ou leur peur de ma réaction) a pris le dessus, et ils se sont abstenus.

    Le vent soufflait de plus en plus fort. Les chapeaux étaient emportés au loin depuis longtemps. On commençait à devoir se courber pour avancer face au vent fort…

    Les enfants ont décidé qu’ils devaient voir de toute urgence la première pièce. Zigzag en règle, dérapage contrôlé sur le parquet, les deux frères suivis de près par les deux miens ont atterris de nouveau loin de nos yeux. Nous les avons vite rejoins.

    Les personnes à l’entrée regardaient la scène d’un air désapprobateur et glacé, mais ne disaient rien. Les enfants ont trouvé une télécommande permettant d’allumer une œuvre. Les deux frères se sont battus pour la prendre jusqu’à ce que l’un d’eux perde prise brusquement, et se retrouve catapulté sur un socle soutenant une sculpture. J’ai vu le socle vasciller, tenter de retrouver l’équilibre, puis finalement pencher dans l’autre sens, de plus en plus fort… La statue dessus commençant à glisser vers le vide, tranquillement, puis de plus en plus vite. Fort heureusement, une dame se trouvait à proximité. Elle a tendu les bras, et rattrapé in-extremis l’œuvre, avant de jeter un regard noir vers les enfants et leurs mères… L’autre mère, justement, a vaguement dit à son fils « fait attention »…

    Mais la tempête s’était totalement levée. Des vagues de 5 mètres de haut battaient avec rage les rochers. Des branches d’arbre se cassaient et étaient projetées contre les fenêtres des maisons alentour.

    Le petit garçon a rigolé, et est parti se cacher derrière les paravents. Coincé entre le mur et le support des tableaux. On pouvait suivre sa progression grâce au balancement des tableaux, poussés par derrière. Chacun retenait son souffle. Personne n’osait bouger. Et alors que tous avaient le regard posé sur la sortie des paravents, là où le petit garçon ne manquerait pas de débouler, le coin de mon œil a été attiré par l’autre garçon, qui, tout à sa télécommande, reculait inconsciemment, droit vers un nouveau support et une nouvelle sculpture. Je n’ai eu que le temps de hurler « Attention », pour qu’il se fige, me regardant d’un air ébahi, le socle destabilisé dans le dos, l’œuvre menaçant elle aussi de chuter.

    Et tandis que le plus jeune garçon déboulait d’un côté, qu’une dame récupérait de nouveau in-extremis l’œuvre menacée de l’autre, que mes oisillons regardaient tout ça d’un air amusé, vaguement déçus de ne pas avoir le cran de se joindre à la mêlée, que l’autre maman rhabillait tranquillement ses garçons qui avaient entre temps jeté leurs manteaux au milieu de la salle, que le vent tambourinait à nos oreilles… les dames de l’exposition ont commencé à converser à voix haute, en nous fusillant du regard, elle et moi, sur le thème de l’éducation relâchée, des règles non dites et donc non appliquées, de l’insolence des enfants d’aujourd’hui et de la désinvolture coupable de leurs parents.

    Et alors, le feu aux joues, le regard bas, j’ai emmené mes oisillons à moi loin, très loin de tout ça… Et puis je leur ai fait une belle leçon de morale. Leçon qui finalement ne leur était pas vraiment destinée, à eux. Puisque le seul tort qu’ils ont eu a été de suivre et de regarder amusés la folie des deux autres. Mais le tort était quand même là, car s’ils ne l’avaient pas fait, s’ils n’avaient pas été de si joyeux spectateurs, peut-être les deux autres garçons ne seraient pas allés aussi loin. Ou en tous cas, au moins, je ne me serais pas sentie si coupable, comme si c’était moi, la maman des deux petits déchainés…


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  • En temps normal, je suis tri-multipare (ou un truc dans ce goût là…).

    En temps normal, j’ai du mal à poser mes fesses 5 minutes sur un petit bout de chaise sans qu’un oisillon ne vienne m’y retrouver.

    En temps normal, je dois résoudre des problèmes très complexes comme retrouver la barrette rose avec une petite coccinelle rouge à trois points… « Non, non, je ne veux pas celle à cinq points, maman ! Je veux celle à trois points, sinon, ça ne sera pas assorti ! Mais siiiiiiiiiii ! Je l’avais posée sur mon liiiiiiiiit !!!!! »

    En temps normal, je dois faire des manipulations extrêmement délicates, comme reclipser le pare-brise de la voiture de police lego sans faire exploser ladite voiture avec mes gros doigts… « Mais mamaaaaaaaan ! Il fallait juste que tu remettes le pare-briiiiiiiiiise !!!!! »

    En temps normal, je dois répondre à des questions savantes, comme la façon de faire les bébés (euh…. Alors…. Euh…..) devant deux paires d’yeux écarquillés.

    En temps normal, je dois désamorcer des conflits nucléaires… « C’est lui qui a commencééééééé ! »

    En temps normal, je dois connecter mes deux neurones ensemble pour aider à faires des devoirs carabinés… « Bon, maman, alors, elle est bonne mon addition ? Youhou, maman ! Elle n’est pas compliqué, pourtant ! Tu ne l’as toujours pas vérifiée ??? »

    En temps normal, je dois aider le futur Mozart à s’exercer avec brio dans son concerto pour clarinette… « Maman, pourquoi tu mets du coton dans tes oreilles ? »

    En temps normal, je m’entraîne pour le championnat du monde d’apnée… « Bon, vous jouez un peu sans moi, il faut que j’aille changer Bouchon ! »

    En temps normal, j’arbitre des temps d’audience à la seconde près… « C’est pas juste, tu lui as fait un plus long câlin qu’à moiiiiiiiiiiiiiii ! »

    En temps normal, je gère une cantine, un dortoir et un centre de loisirs…

    Mais cette semaine, les oisillons sont en vacances chez Papy et Mamie…

    Cette semaine, la maison est vide.

    Cette semaine, la maison est silencieuse.

    Cette semaine, la maison est rangée.

    Cette semaine, j’ai du temps pour moi.

    Cette semaine, je profite, mais je compte aussi les jours qui me séparent de la fin de la semaine…


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